… et distinctions

Publié le par onfray.over-blog.com

Où l’on apprend que tous les psychanalystes ne sont pas des malades…

Chez François Busnel, invité à « La grande librairie » avec Alain de Mijola auteur d’un excellent Freud et la France. Homme courtois, intelligent, affable, avec qui une discussion est possible. Dans Lire, un échange de papiers avait déjà eu lieu, mais la méthode n’est pas propice aux échanges véritables. La rencontre de l’homme est agréable.

Présence également sur le plateau d’Anne Millet, pour Psychanalystes, qu’avons nous fait de la psychanalyse ? Lu le livre la veille jusque tard dans la nuit pour pouvoir en parler. L’ouvrage est documenté, informé, critique, juste ce qu’il faut, évitant de gratter où ça fait mal, mais signalant tout de même un possible prurit… Si la psychanalyse devait évoluer et effectuer sa Réforme, elle le pourrait avec des intelligences comme la sienne.

Et puis, sur le plateau également, Jacques Van Rillaer et Mikkel Borch-Jacobsen, rencontrés quelques mois en amont de mon livre après que j’aie lu leurs livres et qu’ils soient devenus des amis : du premier, on lira Les illusions de la psychanalyse (Pierre Mardaga éditeur) et, du second, en collaboration avec Sonu Shamdasani, Le dossier Freud. Enquête sur l’histoire de la psychanalyse ( Les Empêcheurs de penser en rond). Deux professeurs aux connaissances infinies, l’un ayant appris l’allemand pour lire Freud, ayant consacré sa thèse à la psychanalyse, devenu lui-même analyste avant de constater qu’il en allait là d’une imposture ; l’autre, philosophe de formation, alliant cette compétence à celle de l’historien scrupuleux et convaincant. Je dois à ces deux hommes d’avoir déchiré le voile de l’illusion.

Rencontré également le psychanalyste Philippe Grimberg pour le journal Elle. Courtois, poli, aimable, capable d’écouter et d’entendre, d’acquiescer aussi, ne faisant pas preuve de mauvaise foi ou de dévotion, nous envisageons, par-delà nos désaccords, l’intérêt qu’il y aurait à penser la psychanalyse existentielle de Sartre, qui a mes faveurs, à la lumière de la clinique, du quotidien des analystes restés libres – dont lui. J’aime qu’un travail soit moins l’occasion de négativités que de pistes ouvertes par le débat pour une psychothérapie débarrassée de la pensée magique.

Commenter cet article