La diva des divans

Publié le par onfray.over-blog.com

roudinescoOù l’on apprend que je suis un masturbateur compulsif…

Suite des hostilités avec l’inévitable Elisabeth Roudinesco qui s’est damnée, autant que faire se peut encore en ce qui la concerne, pour obtenir des épreuves de mon Freud, sans succès... Son énervement, son manque de sang-froid, son hystérie, sa paranoïa (toute critique de Freud, du freudisme et de la psychanalyse est pris par elle comme une attaque personnelle, un affront fait à son auguste personne), et autres joyeusetés névrotiques auraient dû, si ce qu’elle enseigne est juste, la prémunir de toute cette pathologie … Las ! le divan n’y fait rien, on ne parvient jamais à la « liquidation durable d’une revendication pulsionnelle » comme le dit son vieux maître qui, quelques mois avant de mourir, en 1937, au bord de la tombe, n’a plus besoin de mentir et se lâche enfin dans L’analyse avec fin et l’analyse sans fin

La dame en question a commencé par contacter l’AFP avec un texte considéré par la journaliste qui a recueilli ma version comme une charge insensée : ses affirmations faisant de moi un négationniste, révisionniste, antisémite… Elle a ensuite rédigé une vingtaine de pages qu’elle entend mettre en circulation sur le net avec attaques ad hominem : on y découvrira probablement que j’ai envie de coucher avec ma mère, que j’aspire à tuer mon père et que je me masturbe compulsivement en lisant l’ouvrage qu’elle a publié sous le titre La part obscure de nous-mêmes avec pour sous titre Une histoire des pervers.

« Le Monde des livres », en tandem avec Jean Birnbaum qui n’a pas manqué dans le passé, déjà, de recourir aux attaques ad hominem me concernant dans ce même support, a publié une chronique qui fait honte à qui l’écrit. Avec courtoisie et correction, la direction du « Monde » m’a proposé un droit de réponse – que je n’avais pas demandé, mais que j’ai utilisé. Socrate avait raison de croire qu’il vaut mieux subir l’injustice que la commettre.

On a voulu partout m’inviter avec celle que nombre de psychanalystes considèrent avec des mots encore plus durs que ceux qu’elle utilise à mon endroit – c’est dire. J’ai toujours refusé. Doit-on systématiquement convier Robert Faurisson quand on invite Claude Lanzmann sur un plateau de télévision sous prétexte de débat équitable ? Invité à France-Inter dans l’émission de Nicolas Demorand, j’ai refusé la présence de cette dame. Philippe Val aurait alors fait savoir que c’était avec elle ou rien : évidemment, j’ai choisi rien… La même a confié à un journaliste qu’elle allait me faire une « polémique mondiale dont je ne me remettrai pas »… Faut-il lui conseiller le divan ?

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