Le bal des faux culs, suite…

Publié le par onfray.over-blog.com

Où l’on apprend que le chef n’est pas toujours qui l’on croit…

Sommet dans l’art jésuite : Gérard Courtois qui s’occupe des pages « Horizons » du Monde me contacte par téléphone pour m’annoncer qu’il prépare deux pages dans le journal pour continuer le débat (!) sur mon livre. Il propose de LeMondepasser trois textes contre moi, un texte pas contre que je devrais compter comme un texte pour, puis de renvoyer mon proproudinesco-copie-1.jpgre texte sur le site le monde.fr et il a le culot de me demander mon accord – que je ne donne pas sachant qu’il n’en fera qu’à sa tête. La suite me donne raison…

Le directeur du journal m’avait fait savoir que je pouvais répondre quand je le voulais aux « vilenies » (c’était son mot…) d’Elisabeth Roudinesco dans les colonnes de son journal. J’ai donc rédigé un texte que je lui ai fait parvenir : il a été prudemment mis quelque temps au réfrigérateur avant de passer fort opportunément, sans qu’on m’avertisse, sur le site du journal. Ainsi, insulté sur le papier, je pouvais m’estimer heureux de pouvoir répondre beaucoup plus tard sur le net… La déontologie du droit de réponse n’est pas ce qui étouffe le journal… Deux jours de grève ont fort opportunément permis qu’on relègue mon travail dans la moindre visibilité du net, de sorte que ma prose ne salissait pas le papier de ce journal qui avait accueilli les réflexions haut de gamme de Madame Roudinesco quelques temps plus tôt.

Cette fois-ci, c’est la publicité qu’on invoque grossièrement comme cause de mon renvoi dans les cordes du site du Monde ! Gérard Courtois (c’est probablement un pseudonyme…) estime que trois textes contre (retour de Badiou, réapparition de Sibony, et je ne sais plus quel autre « penseur ») et un texte pas contre, à quoi il faut ajouter le renvoi de mon texte en dehors de l’édition papier, constituent « un traitement équitable » ! Ce qu’il maintient mordicus par téléphone… Je rêve : cette seconde éviction se présente comme une réparation, et l’on me demande d’y consentir !

Le texte pas contre a été écrit par Mikkel Borch-Jacobsen afin de répondre à la contre vérité de Philippe Petit qMARIANNE_LOGO.pngui, dans Marianne, me donnait faussement tort sur un point d’histoire : le journaliste qui publie parfois des livres de philosophie qui passent inaperçus, niait le fait que Freud a effectivement rédigé une dédicace élogieuse à Mussolini. Restaurer une vérité factuelle en ma faveur doit donc être entendu comme pour un papier pour…

De la même manière, à Libération on m’a fait savoir ce jour que l’article rapportant les manœuvres d’Elisabeth Roudinesco auprès de Laurent Beauvais, Président du Conseil régional de Basse-normandie, afin de supprimer les sliberationubventions à l’Université Populaire de Caen, était un article pour moi, donc à mettre au crédit de la défense de mon livre… Pour l’instant, (6 mai) Libération n’a pas passé un seul texte me défendant. Je ne compte plus les textes contre et n’insisterait pas sur le contenu diffamant de tel ou tel. Laurent Joffrin et Robert Maggiori qui ont effectué un travail courageux en s’opposant à la légende freudienne avec une « une » restent silencieux sur cette évidente et visible reprise en main des partisans de la légende.

Mikkel Borch-Jacobsen qui mettait le nez du Petit dans son travail d’amateur et proposait au journal Marianne une rectification historique en bonne et due forme, en dehors de tout esprit polémique, s’est entendu répondre par la rédaction qu’on demanderait à Monsieur Petit (sûrement pas un pseudonyme…) s’il acceptait que cette leçon d’intelligence lui soit infligée dans les colonnes du journal : que croyez vous qu’il advint ? Ce texte a été publié… par Le Monde, à mettre au crédit de mes défenseurs…

Monsieur Courtois me fait savBorchJacobsen.pngoir que mon texte était trop long pour passer dans l’édition papier, sans pour autant me demander si je pouvais faire une version plus courte… Il n’a pas choisi, décision éditoriale qui fait sens, de mettre l’un des trois papiers contre sur le net : c’est le mien qu’on relègue, et l’on me demande de donner mon accord à ce traitement présenté comme équitable et visant à continuer … le débat !

Le même monsieur m’invite à utiliser la chronique qu’Eric Fottorino m’a offerte (avant toute cette polémique) afin de me défendre ! On m’a transmis une autre conception de la dignité et de l’honneur : je ne profiterai pas d’une invitation à chroniquer régulièrement dans ce journal, où Eric Fottorino semble être le seul à me vouloir, pour me défendre ou attaquer des gens qui signent des articles dans le même support… Pour m’entendre dire ensuite que je crache dans la soupe et utiliser l’argument afin de précipiter mon éviction ? Le piège est aussi subtil que ceux qui me le tendent…

Chacun verra dans cette aventure de la réception de mon livre chroniquée au jour le jour comment se comporte l’élite parisienne qui fait la pluie et le beau temps intellectuel en France : on comprend qu’à l’étranger, représentée par cette mafia, la France puisse avoir si mauvaise presse….

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support guides 29/12/2014 11:12

I am very much excited about the debate by Gerard Courtois. The subjects that are going to be handled in the debate are going to be really interesting. I would love to know about the details of the debate and the topics that are to be discussed.