Chez (mon ami) Denis Mollat

Publié le par onfray.over-blog.com

Où l’on apprend que pour la méchanceté il faut (aussi) du talent…

Rencontre M. Onfray/JD Vincent, Librairie Mollat, Bordeaux, 29/04/2010

Voici donc le lien avec la librairie Mollat pour que vous puissiez assister à la présentation de mon Freud dans les salons de la librairie bordelaise dans la compagnie fantasque de Jean-Didier Vincent… Denis Mollat est mon ami. Ce sera ma seule intervention dans une librairie.

Précaution d’usage : une question (qui se veut perfide…) Rencontre M. Onfray/J.D. Vincent - Librairie Mollat - 29/04/2010m’est posée à un moment sur les raisons de ma présence dans Point de vue image du monde. Je réponds qu’à ma connaissance, je n’ai pas rencontré de journaliste travaillant dans ce journal et que ce texte dont on me parle et que je n’ai pas vu a probablement été rédigé par un journaliste sur le mode de l’entretien, sans que je le sache… Dès le lendemain matin, branle bas de combat dans les couloirs d’internet : on m’aurait abusé, etc… Le journal s’offusque, etc… On me demande des explications, etc… Les voici :

En effet, il existe bien un entretien auquel j’ai donné mon accord.

Explication : en France, j’édite mes livres chez Grasset, Galilée, Flammarion. Puis, récemment, pour une BD sur Nietzsche, aux éditions du Lombard. J’ai dans chaque maison une ou deux attachées de presse. J’ai, sur la planète où je suis traduit en plus de vingt-cinq langues, autant d’attachées de presse que d’éditeurs, autrement dit une quarantaine. Ce sont elles qui me font parvenir les demandes des journalistes, elles effectuent un tri – nécessaire.

Je ne vis pas à Paris, j’ai depuis vingt ans assez fait d’entretiens pour savoir qu’y aller, consacrer deux heures à l’oral qui donneront quatre feuillets qu’il faudra de toute façon réécrire, car l’oral retranscrit n’est pas de l’écrit, c’est fusiller une demie journée de travail. Dès lors, on a plus vite fait de répondre par mail sur le mode oral. Ce que je fais…

Chaque jour, je reçois une centaine de mails. Quand ils ne sont ni insultants, ni psychopathologiques, j’y réponds. Dès lors, je donne des entretiens à des journaux du monde entier et, en France, à la presse régionale autant que nationale, à des journaux que je connais, à d’autres que je ne connais pas. Je fais confiance au filtre de mon attachée de presse. Je réponds aussi à des feuilles de chou de lycéen ou à des enquêtes d’étudiants, à des jeunes chercheurs en master, à des journaux syndicaux professionnels confidentiels, à des bulletins militants, voire à des lycéens qui me demandent des plans de dissertation…

J’ai donc donné un point de vue comme j’avais cru le comprendre un peu trop légèrement en lisant un mail de l’une de mes attachées de presse. Il se fait que ce point de vue n’était pas un point de vue quelconque donné pour un journal quelconque, mais un entretien pour Point de vue images du monde… J’ai donc répondu en ignorant le support, certes, mais je ne vois rien de déshonorant à l’avoir fait dans ce support-là. Par ailleurs, si ce journal était aussi nul, comment était-il arrivé entre les mains d’une dame aussi peu suspecte de nullité ? On verra (enfin : on entendra, car, courageux mais pas téméraires, les floutages ont été exigés par beaucoup…) que cette dame est aussi une emblématique dévote de la religion freudienne ! On essaie de blesser comme on peu, mais celle ci peut peu… Car, même pour la méchanceté, il faut du talent…

J’ai donc décidé de ne pas faire disparaître cette question avec un montage comme il aurait été facile de le faire. On entendra donc tout. Et d’autres choses encore…

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